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assises d'Auch

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Publié le 12/02/2014 à 03:47, Mis à jour le 12/02/2014 à 08:23

Auch. Aux assises, la mort d'un homme généreux

Me Katy Mira du barreau d'Agen défend Kevin Cappellot, passible d'une peine de 15 ans de prison./Photo DDM. Sébastien Lapeyrère.

Me Katy Mira du barreau de Mont de Marsan  défend Kevin Cappellot, passible d'une peine de 15 ans de prison./Photo DDM. Sébastien Lapeyrère.

Tout le monde s’accorde pour affirmer que Bernard Zamparutti n’était pas homme à faire des histoires. Apprécié aussi des jeunes du quartier avec lesquels il jouait à la pétanque. Même si des petits voisins lui chapardaient quelques parfois quelques euros, il n’en faisait pas cas. Pas d’éclat non plus après le vol de son portable. Charpentier très apprécié par son employeur, cet homme de 51 ans est qualifié de «généreux». Il ressort du dossier que sa générosité envers son petit-neveu Kevin Cappellot fut constante. Jusqu’au jour où Bernard Zamparutti qui lui reprochait des vols et autres écarts, l’invita à prendre ses cliques et ses claques. Pour l’accusation, Kevin Cappellot «habitué à se comporter en pays conquis», a fait payer au prix fort cette décision à son bienfaiteur. Le jeune homme a toujours nié être l’auteur des violences ayant entraîné la mort du charpentier. Hier comme la veille, Kevin a fait front contre ceux (la présidente Michelle Salvan, l’avocat général, Philippe Pommereul, l’avocate des enfants de la victime, Me Élodie Séverac) qui trouvent pour le moins «incohérent» son emploi du temps, la nuit du drame. Sur la défensive, Kevin Cappellot l’est aussi quand il s’agit d’évoquer ses «dettes de la drogue» dont on ne sait si elles étaient réelles ou pas. Une «bande» n’aurait-elle pas fait payer de sa vie la victime pour avoir refusé de payer des dettes contractées par Kevin ? Hier à ce stade de l’audience, l’avocat général l’invite à donner les noms de cette bande. «Ces dettes c’est mon affaire !». Vous risquez 15 ans de prison et vous préférez vous taire ? «Je vous répète : c’est mon affaire !».

La thèse «de la dette» paraît bien fantaisiste mais elle devait être soulevée. Elle l’a été avant que l’accusé ne referme brutalement le couvert. Cette fois, c’est sans brutalité verbale qu’il a écouté la déposition de son grand-père. Pour lui aussi, Kevin, 24 ans, n’aurait pas dû se retrouver «livré à lui-même, à la rue» à sa sortie de l’hôpital psy en janvier 2011.

C’est 8 mois plus tard que le corps sans vie de Bernard Zamparutti fut découvert non loin de son domicile. Au bas de l’immeuble dans lequel les voisins avaient entendu des bruits de coups. Ceux, nombreux et violents portés à sa tête, ont été fatals à la victime qui n’avait pas consommé plus de deux bières ce soir-là selon le toxicologue et qui n’est pas mort d’infarctus. Mais bien «des violences» dont la cour d’assises dira cet après-midi à l’heure du verdict, si elles sont l’œuvre ou pas, de Kevin Cappellot.

B.D.

 

 

Publié le 30/10/2018

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